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Cent-cinquante ans, trois regards croisés

La Confédération canadienne célèbre son 150e anniversaire en 2017. Que penser de cette expérience, après un siècle et demi? Quel bilan en tracer? Comment envisager son avenir? Conscients que le point de vue de l’observateur teintera toujours sa perception des choses, nous avons demandé à trois commentateurs—un Canadien anglais, un Québécois francophone et une Autochtone—de nous livrer leur vision de l’aventure confédérale.

Andrew Potter Widia Larivière, & Jean-Herman Guay Nouveau Projet 11

Cent-cinquante ans, trois regards croisés

Commentaire croisé sur l’histoire canadienne, à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Considéré dans ces textes: L’éternelle quête de l’identité canadienne. Le nationalisme québécois. Les peuples autochtones et l’histoire tronquée. Les valeurs et la fierté. Les fantômes endormis. L’éventuel 175e.

Extrait

Le Canada vit un petit moment de gloire, pour son 150e anniversaire. La notion d’«exceptionnalisme canadien», évoquée dans une publication universitaire il y a quelques années, est devenue une expression répandue. En se définissant comme une société multiculturelle florissante qui n’a pas peur de la diversité, le Canada s’inscrit en faux des discours populistes, xénophobes et fascistes qui gagnent du terrain aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, dans les pays scandinaves et en Europe de l’Est. Au cours de la seconde moitié du 20e siècle, cette idée aurait été perçue par n’importe quel nationaliste canadien anglophone comme problématique, voire utopique. Pour ce groupe de personnes, le Canada, en tant que pays indépendant viable et durable, était tout simplement incompatible avec la démocratie libérale et le capitalisme — Fin de l'extrait

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