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Max Stirner

En 1845, quand il publie L’unique et sa propriété, Johann K. Schmidt (de son vrai nom) n’est pas particulièrement influent au sein des milieux intellectuels allemands. Né en 1806 d’une famille bavaroise modeste, il entreprend de laborieuses études de philosophie et de théologie à Berlin, où il subit l’influence des idées de Hegel et les sarcasmes de ses camarades, qui le baptisent «Grand Front», Stirn, qu’il adoptera comme pseudonyme. En 1840, endeuillé par la mort en couches de sa première épouse, il accepte un poste d’enseignant dans un institut de jeunes filles. En parallèle, il participe aux réunions des Affranchis, un cercle d’intellectuels de gauche notamment fréquenté par Marx et Engels. La parution de son premier (et seul) livre suscite les plus vives critiques de ses pairs. Ce violent réquisitoire contre toutes les chaines qui entravent l’individu —la religion, et l’État, mais aussi la société et l’idéal humaniste— est qualifié de «dangereux» et de «subversif». Son texte est démonté point par point par Marx dans l’Idéologie allemande, et quand Stirner décède, en 1856, son oeuvre est déjà tombée dans l’oubli. Elle est redécouverte un demi-siècle plus tard, et a depuis été commentée par Nietzche, Camus et Gilles Deleuze, entre autres.

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L’unique et sa propriété

Considéré dans cet essai historique de Max Striner: La vaine recherche de liberté des peuples et des individus. La mauvaise réputation de l’égoïsme. Les avantages de la propriété. La culpabilité héritée de la civilisation chrétienne.