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Adorer Sparte

La Spartan Race, qui tient chaque année des dizaines de compétitions partout en Amérique, offre aux Montréalais un parcours de 5 km en montagne au cours duquel les participants doivent sauter par-dessus un brasier géant, escalader des murs et grimper aux arbres parmi une horde de figurants déguisés en Spartiates. En juin dernier, Mélanie Vincelette a pris part à l’épreuve en suivant à la lettre les conseils de son frère kinésiologue, ainsi que ceux d’Hérodote. Récit d’un entrainement extrême pour une course extrême.

Mélanie Vincelette Nouveau Projet 02

Adorer Sparte

Considéré dans ce texte: La Spartan Race. L’alcool et le sport. La fraternité. Hérodote. Aruki Murakami. Notre propension à croire que ramper dans la boue sous des barbelés électrifiés fait de nous de meilleurs êtres.

Extrait

J’ai passé la dernière décennie assise devant mon ordinateur, à admirer les innovations typographiques de Tobias Frere-Jones, que j’imagine souvent comme étant un mari idéal vivant à New York. Mon frère est kinésiologue et s’habille avec les vêtements promotionnels qu’il trouve dans des caisses de bière ou qui lui sont postés à titre gracieux avec son abonnement de Sports Illustrated. Il bouge tout le temps. Nous pouvons être au milieu d’une conversation normale quand soudainement il se jette au sol pour faire des push-ups sur une main. C’est comme si nous venions de deux mondes opposés, pourtant nous avons été élevés dans la même maison. L’an dernier, il m’a inscrite à mon insu à la Spartan Race. «C’est une course à obstacles au domaine Saint-Bernard, à Tremblant», a-t-il dit sans donner plus de détails. — Fin de l'extrait

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Nouveau Projet 14

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