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Le capitalisme DIY

Face à une mondialisation sans états d’âme et à l'implacable concurrence des marchés émergents, la récente multiplication du «fait main», du local, des microentreprises et du financement particulier suscitent l'espoir. De jeunes entrepreneurs dessinent une nouvelle façon de produire et de consommer, plus humaine et plus viable. Une nouvelle ère du capitalisme s’annonce-t-elle dans les petits ateliers du Mile End et de Brooklyn?

Clément Sabourin Nouveau Projet 02

Le capitalisme DIY

Considéré dans ce texte: Le capitalisme indie. L'artisanat et l'édition limitée, les nouvelles manières d'entreprendre et de consommer. Les hipsters de Brooklyn, du Mile End et d'ailleurs. L'humanisme et le marketing.

Extrait

Difficile de tomber par hasard sur le 3rd Ward. Le grand bâtiment est caché au fond de Brooklyn, dans un de ces quartiers postindustriels où artistes sans le sou et familles latino cohabitent dans une relative indifférence mutuelle. L’hiver, les longues avenues vides sont balayées par les embruns glacés de l’Atlantique proche. L’été, les rares passants déambulent café à la main, le regard embué. Il y en a cependant qui filent entre le métro Morgan et la porte de ce centre qui mêle ateliers d’artisans, bureaux partagés et école créative. Extérieur de briques, de béton lézardé et de larges fenêtres, typique des anciennes manufactures du nord-est de l’Amérique du Nord. Mais à l’intérieur, le déclin industriel a fait place à un incubateur à la pointe de l’innovation, une sorte de laboratoire de l’artisanat 2.0. — Fin de l'extrait

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Nouveau Projet 14

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