Magazine / Nouveau Projet 02 / Reportage

Échangeur Turcot: histoire d'un passé fissuré

Dans les années 1960, l’échangeur Turcot était un symbole du progrès montréalais. Un demi-siècle plus tard, alors que tant de choses ont changé, sommes-nous sur le point de répéter les mêmes erreurs, en nous accrochant à une vision dépassée du progrès?

Anne Caroline Desplanques & François Lemay Nouveau Projet 02

Échangeur Turcot: histoire d'un passé fissuré

Considéré dans ce texte: Les infrastructures routières et leur vieillissement. La ville futuriste et les hommes en combinaison. Le tout-auto. L'exposition Universelle de 1967. La reproduction des erreurs.

Extrait

Mardi 25 avril 1967, 6h du matin. L'échangeur Turcot ouvre à la circulation, juste à temps pour la cérémonie d'ouverture d'Expo 67, qui aura lieu deux jours plus tard et placera Montréal à la une des journaux de tout l’Occident. La métropole du Québec vient de se doter d'un réseau de transport de premier ordre pour accueillir le monde, et Turcot en est le cœur. Ses spaghettis de béton et d'acier relient les autoroutes Décarie, Ville-Marie, 15 et 20. Qu'est-ce qui justifie ce superéchangeur? Les planificateurs estiment alors qu’en l’an 2000, la région métropolitaine de Montréal comptera sept millions d’habitants. Ces citadins du futur, avec leur combinaison d'aluminium et leurs pilules à saveur de poulet, ne tiendront évidemment pas tous dans les quartiers centraux. «On prévoit le développement d'une panoplie de sous-centres reliés par des systèmes de transports collectifs rapides et un réseau d'autoroutes», explique l'urbaniste Paul Lewis, professeur titulaire à l'Institut d’urbanisme de l'Université de Montréal. — Fin de l'extrait

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 17

Catégories

Afficher tout +