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Leçons de désoeuvrement

Rares sont les philosophes qui défendent les vertus du travail. Et nombreux sont ceux qui ont médité une solution de rechange à ce qui apparait parfois comme une aliénation. De la contemplation à la dépense, en passant par l’action, choisissons notre voie.

Michel Eltchaninoff Nouveau Projet 08

Leçons de désoeuvrement

Rares sont les philosophes qui défendent les vertus du travail. Et nombreux sont ceux qui ont médité une solution de rechange à ce qui apparait parfois comme une aliénation. De la contemplation à la dépense, en passant par l’action, choisissons notre voie.

Extrait

Être heureux sans travailler est presque devenu un tabou. Au début du 19e siècle, Hegel tente de démontrer que c’est par le labeur, et non plus par le loisir aristocratique ou le retrait hors du monde, que nous nous élevons au-dessus de la nature et accédons à notre humanité. Le travail permet de développer des qualités que nous n’aurions pas soupçonnées sans lui: il nous transforme. Il nous amène aussi à modifier le monde environnant, à le modeler à notre image, le peuplant d’objets qui sont nos oeuvres, en en calculant ou en en détournant les effets naturels. Il nous pousse, bien souvent, à approfondir nos rapports à autrui, par la collaboration, ou dans la reconnaissance par les autres de ce que nous avons bien réalisé. — Fin de l'extrait

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Nouveau Projet 16

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