Magazine / Nouveau Projet 13 / L'histoire des mouvements sociaux

Le mouvement de libération du taxi

Dans les années 1970, dans le contexte de la montée du FLQ et des grèves répétées des membres de la police et des pompiers, les chauffeurs de taxi québécois sont descendus eux aussi dans la rue pour défendre leurs droits.

Marc-André Cyr Nouveau Projet 13

Le mouvement de libération du taxi

Cinquante ans avant les manifestations des chauffeurs de taxi contre la multinationale Uber, les conducteurs montréalais ont fait une fracassante entrée dans l’arène publique. Retour sur un spectaculaire épisode de grève, en 1969.

Extrait

Les faits remontent au 7 octobre 1969, à Montréal. Alors que les policiers et les pompiers viennent de se mettre en grève, des chauffeurs de taxi décident de manifester devant l’hôtel de ville. Depuis le début des années 1960, ils bataillent pour obtenir le droit de se syndiquer, sans grand succès. Face à l’immobilisme des pouvoirs publics, ils se sont rassemblés autour du très combattif Mouvement de libération du taxi, qui veut unir les chauffeurs de la ville sous une même bannière. Fort de 7 000 membres situés principalement à Montréal, l’organisme lutte sur deux fronts, l’industrie et l’État. Les problèmes évoqués sont les suivants: trop de taxis sur les routes, des salaires indécents, surtout si l’on considère leur horaire hebdomadaire moyen (6 journées de 15 heures); aucun congé payé ni accès à l’assurance chômage. Enfin, le Mouvement entend protéger ses clients, en présentant le taxi comme un service public qui doit rester abordable pour tous. Ce matin-là, le cortège prend finalement la direction du garage Murray Hill. Cette compagnie d’autobus et de limousines incarne, pour les chauffeurs de l’époque, une concurrence déloyale qui mine la profession. — Fin de l'extrait

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