Magazine / Nouveau Projet 13 / Le mode d'emploi

Six stratégies pour réduire la souffrance au travail

Surcharge, stress, burnout. La souffrance au travail fait les manchettes régulièrement. Dans le domaine de la recherche universitaire comme dans celui des innovations technologiques, de nouvelles voix s’élèvent pour tenter d’endiguer cette épidémie. Ambitieuses mais néanmoins concrètes, les solutions qu’elles proposent commencent toutes par une écoute attentive des employés.

Marie-Claude Élie-Morin Nouveau Projet 13

Six stratégies pour réduire la souffrance au travail

Soixante pour cent des travailleurs considèrent que leur vie professionnelle a des répercussions négatives sur leur santé et leur vie personnelle. Soixante-neuf pour cent rapportent du travail à la maison régulièrement, près de la moitié se disent stressés au boulot et près du quart craignent de perdre leur emploi dans les trois à six prochains mois. Pour décortiquer ces données et formuler des pistes de solution, Nouveau Projet a fait appel à plusieurs chercheurs universitaires spécialistes de la question.

Extrait

1. Se mettre véritablement à l'écoute. L’écoute des salariés est primordiale. Les mécanismes de feedback anonymes de type Officevibe ont l’avantage d’offrir l’occasion de s’exprimer sur ses souffrances sans craindre d’éventuelles représailles de la part d’un supérieur ou d’un collègue. Mais «il faut aussi que les patrons prennent le risque d’interroger l’organisation et pas seulement l’individu», fait remarquer Martial Rousseau, doctorant en administration à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. «Il est souvent plus facile de proposer des séances de lâcher-prise sur le stress occasionné par le travail (yoga, méditation, etc.) et de renvoyer toute la responsabilité sur l’individu que de réfléchir sur le travail lui-même», dit-il. Un objectif de qualité n’est pas atteint? Plutôt que de mettre la faute sur les employés, c’est peut-être l’objectif qu’il faut revoir. 2. Préférer la reconnaissance aux cadeaux. Soixante-trois pour cent des personnes interrogées par GSOFT ont rapporté ne pas recevoir suffisamment de reconnaissance de la part de leur entreprise. Nombre d’employeurs négligent cette rétribution immatérielle, car ils la confondent avec les cadeaux et autres bonis. Pourtant, l’immense majorité des salariés préfère recevoir des commentaires encourageants plutôt qu’une récompense financière. — Fin de l'extrait

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 18

Catégories

Afficher tout +