Magazine / Nouveau Projet 13 / L'idée à  voler

Un procureur pour les animaux

Et si la faune du Québec avait un représentant légal, chargé comme en Suisse de défendre ses intérêts dans les procédures pénales?

Judith Oliver Nouveau Projet 13

Un procureur pour les animaux

Au Québec, les animaux ne sont pas représentés. C’est le personnel d’inspection du ministère de l’Agriculture qui s’occupe des plaintes relatives aux animaux d’élevage, mais les accusés sont rarement traduits en justice. À cet égard, les Helvètes font figure d’exemple, avec la création depuis plus de 25 ans d’un procureur spécialisé dans la défense des droits des animaux.

Extrait

Les Suisses sont particulièrement exigeants en matière de protection des animaux. Impossible, par exemple, d’acheter un hamster sans lui offrir un compagnon de cage, d’adopter un caniche sans veiller à son bienêtre et à sa dignité. Pour assurer le respect de ces droits, des citoyens du canton de Zurich se sont mobilisés en 1992 pour que soit créé un poste de procureur spécialisé. Son rôle? Représenter les intérêts des animaux d’élevage ou de compagnie dans le cadre des plaintes pour cruauté, exploitation ou négligence, et punir toute violation de la loi. Bien qu’il ait fait ses preuves, les Suisses se sont opposés par référendum à la systématisation de ce poste à l’échelle nationale en 2010. Le canton de Saint-Gall est le seul à l’avoir adopté. Malgré tout, le nombre d’interventions juridiques pour maltraitance a été multiplié par six à l’échelle du pays entre 2006 et 2016. L’idée devrait inspirer le Québec, qui occupe la huitième position du classement national pour la protection des espèces sauvages et domestiques. — Fin de l'extrait

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 16

Catégories

Afficher tout +