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Des sanctuaires, avant qu’il ne soit trop tard

Pourquoi protéger nos derniers espaces sauvages?

Clément Sabourin Nouveau Projet 14

Des sanctuaires, avant qu’il ne soit trop tard

Au sein du dossier Le Québec conscient, Clément Sabourin lance un cri d’alerte pour la protection du bassin versant de la rivière Broadback, un des derniers espaces vierges de la province.

Extrait

Situé au seuil de la taïga, ce cours d’eau se jette dans l’océan Arctique via la baie James, après avoir serpenté 450 km au cœur d’une forêt boréale encore intacte, en plein pays cri. Pour ce peuple autochtone, comme pour plusieurs groupes écologiques, la protection des 13 000 km2 de forêt vierge entourant cette vallée est non négociable: le bassin versant de la Broadback est l’un des derniers secteurs du Québec dont l’habitat naturel est préservé. Et encore, les Cris remarquent que les caribous, les orignaux et le reste de la faune migrent toujours plus vers le nord, alors que remontent les bucherons, que la forêt est morcelée et que s’accélère le réchauffement climatique. Impassibles et impériaux, les pygargues continuent pour l’instant de se reproduire sur ces terres. Mais combien de temps reste-t-il avant que le rêve colonial et extractiviste nord-américain ne les ajoutent à la liste des espèces emportées par la sixième extinction de masse en cours? Car le métronome de notre civilisation s’emballe et mère nature rougit toujours plus: 60% des vertébrés de la planète ont disparu entre 1970 et 2012, selon la Société zoologique de Londres, et l’écocide devrait avoir atteint au moins 67% en 2020. — Fin de l'extrait

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