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La société du glamping

Aménagement excessif des espaces sauvages, virage vers le camping de luxe, logique comptable: la gestion des parcs nationaux québécois suscite la grogne chez les puristes du plein air. Ces critiques sont-elles justifiées?

Simon Diotte Nouveau Projet 14

La société du glamping

Considéré dans cette réflexion: Les espaces sauvages. L’odeur du chasse-moustique. La dichotomie entre aventuriers et grand public. Le «glamour» et la vie de chalet. La quête perpétuelle de nouveaux sommets. La mise en marché de notre patrimoine naturel.

Extrait

En matière de randonnée pédestre, le Québec est le parent pauvre de l’Amérique du Nord. Ses sentiers se distinguent malheureusement par leur manque de points de vue, leur balisage aléatoire et leur sol spongieux. La majorité des adeptes de trekking considèrent la province comme inintéressante et n’y usent jamais leurs semelles. Chaque weekend de l’année, ils font la file aux postes-frontières pour arpenter les Adirondacks, dans l’État de New York, les montagnes Vertes dans le Vermont ou les montagnes Blanches du New Hampshire, où des chemins impeccables quadrillent les sommets. Quand la Sépaq prend les commandes, tout le monde s’entend pour dire qu’un coup de barre est nécessaire. En une décennie, le gouvernement du Québec investit 100 millions de dollars dans les parcs. Restauration des sites historiques d’Oka et de Bonaventure, création de sentiers de randonnée, construction de routes, ouverture de nouveaux secteurs, aménagement de pistes cyclables et mise à niveau des installations sanitaires: la Sépaq telle qu’on la connait maintenant apparait. — Fin de l'extrait

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