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Entre Orbán et Soros

HONGRIE—La république dirigée par Viktor Orbán, surtout connue pour son refus de l’immigration, est secouée par une vague de manifestations unissant étudiants et ouvriers. De l’intérieur de ce mouvement, un Québécois raconte ce qui l’a mené de la salle de classe à la prison.

Adrien Beauduin Nouveau Projet 15

Entre Orbán et Soros

Considéré dans ce reportage issu du dossier «Nouvelles de l’étranger»: L’avenir de l’Université d’Europe centrale à Budapest. Le repli conservateur du gouvernement hongrois. L’indépendance des universités. Les manifestations en hiver. Le sens du mot solidarité. Les cellules de prison hongroises.

Extrait

Les policiers s’éloignent, il n’en reste plus que deux qui nous surveillent d’un air distrait, quatre autres jeunes et moi. Depuis les arcades du parlement hongrois, nous n’entendons presque plus la foule qui s’est amincie à l’approche de minuit. Je me demande si mes amis ont même remarqué que je m’étais fait enlever par deux molosses lors de la charge. J’essaie de reprendre mes esprits après une longue journée de manifestation qui se clôture par mon arrestation. Je pense alors à l’enthousiasme avec lequel la propagande du régime va se saisir de mon cas. Quand j’ai décidé de m’inscrire à l’Université d’Europe centrale (UEC), en 2017, j’étais conscient du climat politique particulier qui régnait en Hongrie: le régime nationaliste conservateur de Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, avait depuis quelques années viré vers l’extrême droite, pris le contrôle des institutions de l’État, et mis la main sur la plus grande partie des médias. Néanmoins, mon intérêt pour la Hongrie et la réputation de l’université m’avaient convaincu d’aller m’y installer. — Fin de l'extrait

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