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Des films en héritage

Le cinéma de Denis Côté a-t-il abandonné la marginalité de ses débuts?

François Jardon-Gomez Nouveau Projet 16

Des films en héritage

Considéré dans ce texte: «Répertoire des villes disparues». La transmission et l’oubli. «Nouvelle-France». L’audace critique. Le désir de créer coute que coute. Tourgueniev et le nihilisme. Le choix de la communauté.

Extrait

Rapidement, il s’impose comme un marginal dans le milieu cinématographique, à la fois par son envie un peu punk de tout envoyer promener, y compris les institutions financières qui ne le subventionnent pas toujours, et celle de tourner sans attendre que quelqu’un quelque part lui donne une approbation. Grand bien lui en fasse, d’ailleurs, puisque ses débuts lui permettront de sillonner la route des festivals internationaux. Il ira à Locarno pour ses deux premiers films, avant d’être sélectionné à la Berlinale et à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, se faisant un nom à l’étranger, à défaut de remplir les salles d’ici. Encore cantonné au «succès d’estime» en sol québécois, Côté n’a jamais récolté d’Iris ou de Jutra pour ses films malgré moult nominations. Il y a là un signe que sa place dans le milieu du cinéma est encore celle du décentrement. — Fin de l'extrait

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