Magazine / Nouveau Projet 16 / Territoire

Terres autochtones, en nuances

Les terres ancestrales, les territoires traditionnels, les réserves, les traités et les territoires non-cédés sont autant de statuts attribués aux terres des premiers habitants du Québec. Un flou administratif et juridique à l’image de la reconnaissance des droits des Premières Nations.

Marie-Sophie Banville Nouveau Projet 16

Terres autochtones, en nuances

Le Québec n’est pas la province unie que nous connaissons. En réalité, il chevauche 11 territoires traditionnels. Bienvenue en pays autochtone.

Extrait

Les territoires non cédés_Soustrayez les minuscules réserves et les zones de traité aux territoires traditionnels et vous contemplerez l’immensité des territoires non cédés; volés, en fait. L’échafaudage juridique colonialiste, déposé sur le temple sacré de la propriété privée, s’est assuré de faire des revendications territoriales un jeu à somme nulle: le territoire est à moi ou il est à toi, un principe d’exclusion antinomique à la conception autochtone du territoire. Et pourtant, les revendications des différentes nations appellent, sans exception, au partage de la terre, ainsi que des droits et des responsabilités liés au développement de leur territoire traditionnel. Après des siècles d’abus, on ne peut que saluer le tact diplomatique de pareilles demandes. Et méditer, au passage, ces paroles du chef Seattle en 1854: «La terre n’appartient pas à l’homme; l’homme appartient à la terre. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.» — Fin de l'extrait

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 16

Catégories

Afficher tout +