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Comicocratie

Devenir humoriste professionnel le temps d’une soirée: voilà le pari qu’a pris notre collaborateur, qui relate ici son expérience et les découvertes qu’il a faites en préparant son tout premier numéro.

Jean-Philippe Baril Guérard Nouveau Projet 17

Comicocratie

Considéré dans ce texte: L’humour en tant que patrimoine culturel. Les sauts en parachute et l’art de rebondir. Les jokes de camping. Hannah Gadsby, Alex Perron et la diversité sexuelle en humour. La défense d’une vision du monde.

Extrait

«Dans le fond, tant que c’est pas moi qui ouvre le show, je vais être correct», je dis à Suzie en sortant du studio. Ouvrir le show, je l’ai appris en parcourant les soirées d’humour comme un maniaque dans les derniers mois, c’est une des positions les plus ingrates: la foule n’est pas réchauffée, la salle est moins réceptive. Il y avait d’ailleurs un exercice d’équilibre très délicat à exécuter, lorsqu’on planifiait les galas que j’ai mis en scène: on vivait avec la crainte constante que les humoristes héritant des positions moins enviables dans le «pacing» se jugent sacrifiés. Suzie, sans répondre, me montre son téléphone. On a reçu le «pacing» via Facebook: c’est moi qui ouvre. — Fin de l'extrait

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