Magazine / Nouveau Projet 17 / Grands essais

L’étude des sciences naturelles: son développement chez les Canadiens français

Dans ce texte de 1917 assorti ici d’une introduction de l’historien Yves Gingras, l’auteur de la «Flore laurentienne» invite ses compatriotes à se pourvoir d’une culture scientifique forte, indispensable à la construction de la nation

Yves Gingras & Frère Marie-Victorin Nouveau Projet 17

L’étude des sciences naturelles: son développement chez les Canadiens français

Considéré dans ce texte: L’absence de culture scientifique chez les Canadiens français. La question nationale. L’éducation et la poursuite de la vérité. Les joncs et les ajoncs, ou l’ignorance des poètes.

Extrait

L’usage du thé est une coutume anglaise que nous nous sommes laissé imposer depuis à peine un siècle. Le thé coute cher et ne vaut peut-être pas grand-chose pour notre tempérament particulier. Pourquoi ne pas tenter de lui substituer un produit indigène? Il y a dans la flore du Québec au moins cinq ou six plantes qui remplaceraient avantageusement le thé chinois sans bouleverser nos habitudes gustatives. Citons la spirée à feuilles de saule qui couvre tant de terrains incultes, le lédon du Groenland qui prospère dans toutes nos tourbières et dont la culture mettrait en valeur d’immenses étendues aujourd’hui complètement perdues. — Fin de l'extrait

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 17

Catégories

Afficher tout +