Magazine / Nouveau Projet 20 / Essai

Le droit de penser

La plus grande menace qui pèse sur les universités n’est pas la remise en question de la liberté académique: c’est plutôt l’étroitesse de ce qu’on y enseigne.

Maïka Sondarjee Nouveau Projet 20

Le droit de penser

Nous n’enseignons qu’une toute petite partie de la vaste courtepointe des connaissances du monde, se désole la professeure à l’Université d’Ottawa, qui en appelle à sortir l’université de son mode de pensée exclusivement occidental.

Extrait

Depuis plusieurs mois, la question de la liberté académique revient ad nauseam dans les médias et autour de la table à diner. «On peut pus rien dire», entend-on comme une ritournelle. Mais les débats dans les institutions postsecondaires tournent bien souvent autour de la liberté de parole de ceux et celles qui se retrouvent, comme moi, sur le podium. On entend moins parler des atteintes à la liberté dite épistémique, soit la liberté de penser, de théoriser et d’être écouté·e qui doit s’étendre à toute la communauté universitaire. Quand on parle de liberté académique dans les médias, on parle de la liberté épistémique des profs. Pourtant, les attaques contre la liberté épistémique des étudiant·e·s sont infiniment plus violentes. — Fin de l'extrait

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 20

Catégories

Afficher tout +