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Nos Signets

Semaine du 14 mars 2016.

Nos Signets

Six choses qui ont retenu notre attention, cette semaine. 

Bonne lecture!

Fukushima

Depuis le tsunami qui a frappé le Japon en 2011, le mangaka Kazuto Tatsuta travaille au démantèlement d’un réacteur de la centrale Fukushima Daiichi. Il raconte son quotidien dans une passionnante bande dessinée que les Éditions Kana ont traduite en français. Le magazine Books en publie des extraits.

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Témoignages

À lire dans le New York Times, les bouleversantes histoires de femmes qui ont échappé à l’EI. Utilisées comme esclaves sexuelles, elles racontent comment les combattants utilisent les méthodes modernes de contraception (souvent un cocktail de pilules contraceptives et d'injections à la fois) afin de rendre les captives disponibles jusqu'à ce qu'elles soient passées entre de nouvelles mains.

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Livres numériques

Jusqu’à présent, pour les livres numériques, les distributeurs comme Apple ou Amazon pouvaient «récolter des puits de données sur le comportement des lecteurs», mais les maisons d’édition, elles, tout comme les auteurs, ne disposaient d’aucune information sur les habitudes de lecture. Slate raconte comment la plateforme Jellybooks est venue changer la donne.

Chine

Photojournaliste installé en Chine depuis une décennie, Gilles Sabrié observe les contradictions d’un pays en constante mutation. Dessous de l’industrie des iPhones, communautés rurales, opéras ambulants: ses séries montrent comment les extrêmes entrent en collision. «Changing Lanscapes» donne pour sa part la mesure de l’urbanisation galopante de Chongqing, la ville qui connait la plus forte croissance au pays.

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Laideur

La relation qu’entretient l’humain avec la laideur est paradoxale, montre cet essai d’Aeon en remontant le cours de son histoire. Par exemple, lorsque des œuvres de Matisse ont été présentées aux États-Unis en 1913, les critiques ont souligné la laideur de son art, alors qu’un siècle plus tard, on consacrait de grandes rétrospectives à l’artiste. Plus tard, le rock’n’roll et le jazz ont aussi été qualifiés de la sorte. Aussi subjective que la beauté, la laideur en révélerait long sur nous et sur ce qui nous effraie.

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Menu larcin

Voler un livre est-il immoral? C’est la question que se pose L’Obs cette semaine. Car «l'objet est si particulier, par ce qu'il véhicule depuis des siècles, […] si sacré que glisser un volume dans sa poche sans verser la contrepartie habituelle passe pour une sorte de viol religieux, la transgression presque érotique de l’interdit social par excellence. Le livre efface le vol. Voler un livre, ce n’est pas tout à fait voler, pense le voleur». Si Duras n’y voyait aucun mal, que Godard chapardait les livres à ses proches sans remords, et que certains préfèrent voler dans les grandes chaines et d’autres chez les petits libraires, le sujet de ce texte a de quoi tirailler les amoureux des livres.

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Avec la collaboration d'Émilie Folie-Boivin, Joëlle Landry et Judith Oliver.

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