Suppléments

Nouvelles de la rédaction / Décembre 2016

À propos de ce qui nous attend.

Nouvelles de la rédaction / Décembre 2016

Nous sommes nombreux, je le sais, à ne pas être tristes de voir 2016 se terminer. Il y avait quelque chose dans l’air, cette année, non? Une sorte de tendance à la démesure, un parti pris pour les bouleversements, petits et grands. Cette année qui nous a offert le Brexit, Trump président, l’exil tennesséen de PK et la mort/quasi-mort d’encore plus d’institutions médiatiques québécoises nous a aussi fourni son lot de sinistres personnels: confusions et blessures en tous genres, malentendus et départs précipités. J’écris ceci au retour des funérailles du père d’une amie très chère, et ça me semble tout à fait dans le ton de cette année mémorable pour de mauvaises raisons. 

Pas que tout ait été noir, bien sûr. Il y a eu plein de belles et grandes choses, cette année. Dans les bureaux d’Atelier 10, par exemple, nous pouvons jeter un regard fier sur nos réalisations de l’année: deux numéros réguliers (09 et 10) et un numéro spécial de Nouveau Projet (d’ailleurs finaliste au titre de magazine de l’année au Canada pour une troisième année d’affilée, un record, merci beaucoup), nos Documents 09 et 10, nos Pièces 07 et 08 et 09 et 10, le premier numéro du magazine Beside et bien d’autres choses encore. Nous avons aussi accompli des progrès remarquables dans notre gestion comptable, vraiment.

Mais il reste que, de manière générale, 2016 nous aura donné très hâte à 2017.

La grande question, évidemment: l’année à venir sera-t-elle nécessairement meilleure? Ou alors faudra-t-il une fois de plus donner raison à Chris Hedges, qui prédit dans le texte qu’il a écrit spécialement pour notre RétroProjecteur que «2017 sera semblable à 2016, excepté que ce sera pire»? Peut-être que ce sera à nous d’en décider.

Sur l’abside de l’église de Sainte-Rosalie, lors des funérailles ci-haut mentionnées, il y avait cette exhortation affichée en grandes lettres bleues: «Osons des communautés missionnaires». Au-delà des considérations purement évangéliques de la chose, il me semble qu’il y a là une invitation qui s’applique à chacun de nous, pour 2017: oser créer, soutenir et propager les communautés qui, contre les vents et marées de la démesure et de la peur, maintiendront un message d’espoir, de beauté et d’intelligence. Et d’amour, aussi—souhaitons-nous-en plein, pour 2017.

«How can I begin anything new with all of yesterday in me?», a déjà demandé l’un des grands disparus de 2016, Leonard Cohen. Ce sera une bonne question à méditer, dans le silence du Nouvel An.

Amitiés,

Nicolas Langelier 
Éditeur et rédacteur en chef

— 

PS: Soutenez notre aventure en vous abonnant à nos publications. D’ici au 15 décembre, vous recevrez en plus gratuitement notre numéro spécial de fin d’année. Un cadeau parce qu’on vous aime.

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 13

Catégories

Afficher tout +