Suppléments

Trois questions à Karl Rettino-Parazelli

Pour Nouveau Projet 18, le journaliste s’est allié à l’illustratrice Chloloula pour raconter comment l’Est de Montréal se prépare à la fin du pétrole.

Trois questions à Karl Rettino-Parazelli

Salut Karl. As-tu été aussi étonné que nous de découvrir qu’il ne restait qu’une seule raffinerie en activité dans l’Est de Montréal?

Oui! Quand on passe sur l’autoroute 40, on voit tous les dômes blancs et ça donne effectivement l’impression que l’industrie du raffinage est encore très active. C’est ce que je pensais aussi avant de m’intéresser de plus près à l’évolution du secteur de l’Est de Montréal. D’une certaine façon, les infrastructures toujours visibles témoignent du travail qu’il reste à accomplir pour effectuer la transition dont les acteurs locaux parlent depuis quelques années.

 

Qui est responsable de décontaminer les terrains vacants: les gouvernements, ou les entreprises qui sont parties?

De manière générale, la décontamination du sol revient au propriétaire du terrain. Dans le cas de la raffinerie Shell, par exemple, le terrain contaminé a été vendu au Groupe C. Laganière, lequel se charge actuellement de la décontamination. Pour ce qui est des terrains qui appartiennent à Esso, en bordure du fleuve Saint-Laurent, rien ne bouge pour l’instant. C’est pour cette raison que le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, songe à acheter les terrains en question pour les décontaminer et leur donner une nouvelle vocation.

Le gouvernement du Québec a promis 200 millions de dollars pour décontaminer, réaménager ou revaloriser les terrains de lEst de Montréal. Les projets de décontamination, qu’ils soient publics ou privés, pourraient donc bénéficier d'une aide financière.

 

La vision idyllique de Montréal-Est verte, tapissée de parcs et de pistes cyclables te semble-t-elle réaliste?

Un Montréal-Est vert forêt du nord au sud, peut-être pas, mais un territoire traversé par des corridors verts, comme le prônent les groupes environnementaux, certainement. Si les terrains qui seront décontaminés au fil des ans laissent place ne serait-ce qu’à un faible pourcentage d’espaces verts, ce sera déjà une avancée significative.

Il est clair que Montréal-Est et l’Est de Montréal de manière plus générale conserveront leur vocation industrielle, mais il serait logique que les entreprises spécialisées en technologies vertes qu’on veut attirer sur le territoire choisissent d'intégrer un peu de verdure au décor.

 


«Montréal-Est et la fin du pétrole», à lire dans Nouveau Projet 18.
edition.atelier10.ca/nouveau-projet/magazine/nouveau-projet-18/montreal-est-et-la-fin-du-petrole

Partager
Numéro courant
Nouveau Projet 18

Catégories

Afficher tout +