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Trois questions à Marc-André Cyr

Pour Nouveau Projet 17, l’historien des mouvements sociaux relate la longue marche des groupes écologistes.

Trois questions à Marc-André Cyr

 Salut Marc-André. Étais-tu à la grande marche pour le climat l’an dernier?

Non, j’avais trop peur de croiser Justin Trudeau. J’étais à Obedjiwan, en communauté atikamekw, dans le cadre d’un projet concernant les changements climatiques. Je trouvais que c’était plus pertinent. Mais j’aurais marché, tout en gardant un regard critique sur cet évènement un brin trop spectaculaire.

 

La popularisation de la cause écolo a-t-elle aidé ou nui à l’objectif?

Difficile à dire… Chose certaine, quand on fait de la politique, le consensus est impossible. Défendre une cause efficacement, c’est aussi se faire des ennemis. C’est inévitable. Il reste que, même si tout le monde va souffrir des changements climatiques, il existe encore des gens qui voient les choses autrement. Eux-mêmes se radicalisent d’ailleurs à grande vitesse. Il n’y a qu’à regarder les républicains américains pour s’en convaincre.

 

Prédis-tu la multiplication des actes radicaux dans les prochaines années?

Je n’aime pas trop faire des prédictions, mais il me semble que le contexte s’y prête. La crise écologique promet de grands bouleversements et les partis politiques, les syndicats et les mouvements sociaux disons modérés ou institutionnels semblent incapables d’offrir des réponses satisfaisantes. D’un autre côté, je ne crois pas que la population restera tranquillement dans son salon au moment où sa vie et celle des générations futures sont menacées. Des tensions sont donc à prévoir—voire à souhaiter, diront certains…


«La longue marche des écologistes», à lire dans Nouveau Projet 17.

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