Nos ghettos

Nos ghettos

J-F Nadeau Comme beaucoup d’entre nous, le Héros rêve de collectif en s’exilant dans l’individualisme. Écartelé entre ses contradictions, multipliant les petites lâchetés ordinaires de la classe moyenne, il constate son impuissance mais persiste à jouer au philosophe du vivre-ensemble. J-F Nadeau s’inspire de la psychogéographie, qui interroge l’effet du milieu sur l’individu, pour nous entrainer dans une ahurissante dérive urbaine. À l’intersection de la rue Bélanger et de la 2e Avenue, à Montréal, là où des commerces de cultures diverses se côtoient dans l’ignorance mutuelle, il apprend à la dure que le racisme est le fruit d’une indifférence érigée en règle première de la paix sociale. Voici une radiographie du repli comme de l’angélisme, pour regarder en face nos peurs, nos désirs et notre conditionnement, pour enfin envisager une cohabitation véritablement ouverte à l’autre.
Dans le champ amoureux

Dans le champ amoureux

Catherine Chabot Elle est auteure et drama queen à ses heures; il est doctorant en philosophie et amateur de Timbits. Ils ont passé leur vingtaine ensemble. Cumulant les élans passionnés autant que les querelles et les infidélités, ils entretiennent aujourd’hui une relation ambigüe qui échoue à les rendre heureux. Peu à peu, les mots se sont substitués aux corps, et le langage a remplacé le lit double comme lieu privilégié des ébats. Mais ce soir, leur joute rhétorique les amènera aux limites du champ amoureux... Dans ce texte où se mêlent gravité et humour, Catherine Chabot pose un regard acéré sur les pérégrinations de la chambre à coucher.
Jean dit

Jean dit

Olivier Choinière Dans un monde gangréné par le mensonge, un groupe d’individus érige sa quête de vérité en modèle de vie. Progressivement, cet idéal gagne différentes couches de la société, jusqu’à faire vaciller le pouvoir politique et financier. D’abord personnage fictif tiré d’un jeu, Jean devient un être suprême, qui châtie les menteurs et sauve ceux qui disent la vérité. Olivier Choinière convoque à nouveau sa plume acérée et son regard mordant sur le monde pour dépeindre une société désespérée qui, n’ayant plus foi en elle même et en ses institutions, se tourne vers une autorité imaginaire, aussi absurde et arbitraire soit-elle.
Venir au monde

Venir au monde

Anne-Marie Olivier Revivre une, puis plusieurs naissances. Raconter ce qui demeure un choc brutal, un moment imprévisible. Explorer comment cette arrivée spectaculaire, animale, violente, gluante peut se révéler comme une catharsis. Venir au monde se présente comme une rafale d’accouchements, tous issus de la cueillette de centaines d’histoires vraies. Un spectacle qui donne envie de vivre plus fort, plus consciemment, avec davantage de fougue et de courage. Un appel d’air qui célèbre la vie, toutes les vies.
J’aime Hydro

J’aime Hydro

Christine Beaulieu Hydro-Québec a longtemps symbolisé les plus grands rêves des Québécois, leur prise de pouvoir et leur affranchissement. Mais, plus de 70 ans après la création de cette société d’État, sommes-nous toujours «maitres chez nous»? Envoyée au front par Annabel Soutar et sa compagnie Porte Parole, Christine Beaulieu se fait l’interprète du citoyen dans un feuilleton politique palpitant. Théâtre documentaire exposant les facettes opposées d’un enjeu de société essentiel, «J’aime Hydro» lance une épineuse et passionnante discussion: qu’est devenue la relation entre Hydro-Québec et les Québécois?
Gamètes

Gamètes

Rébecca Deraspe Quand Aude apprend que l’enfant qu’elle porte au creux de son ventre depuis 16 semaines a un chromosome de trop, elle se réfugie chez Lou, sa meilleure amie d’enfance. La collision entre les deux femmes est brutale, et la question qui jaillit est forte et redoutable: est-ce qu’en mettant au monde un enfant handicapé on tire un trait sur un «soi» épanoui dont la société pourrait être fière? Aude et Lou refont la maquette du monde tel qu’elles le perçoivent pour tenter de répondre, ne serait-ce que du bout des lèvres, à cette question complexe: comment s’accomplir au féminin?
Manifeste de la Jeune-Fille

Manifeste de la Jeune-Fille

Olivier Choinière Manifeste de la Jeune-Fille prend pour point de départ les magazines féminins, et les modèles—de femme idéale, de consommateur idéal—qu’ils mettent en scène. La Jeune-Fille n’a ni sexe, ni âge. Elle est la figure de proue du capitalisme, auquel elle prétend chercher une porte de sortie. Révolution ou quête de distinction sociale? Inlassablement, la Jeune-Fille fait de ses rébellions la tendance à adopter.
La cartomancie du territoire

La cartomancie du territoire

Philippe Ducros Hiver 2015: Philippe Ducros parcourt le Québec et ses réserves autochtones. Il veut voir ces peuples en bordure des villes et de l’immensité, mesurer le déracinement et les ravages de l’endoctrinement. Il écoute, tente de déchiffrer les blessures du passé et la force tranquille de ces survivants de l’Histoire, avec l’intuition qu’à travers eux, il apprendra à guérir, lui aussi. En résulte un récit polyphonique, entre road trip, carnet de voyage et témoignages.
Nous reprendrons tout ça demain

Nous reprendrons tout ça demain

Justin Laramée - Evelyne de la Chenelière En 2014, Evelyne de la Chenelière a pris un pinceau, l’a trempé dans la peinture rouge et a tracé sur un mur blanc d’Espace Go des lettres qui disaient «Je recommence». Elle souhaitait déployer sur ce mur un chantier rendant visibles l’impulsion de l’écriture, son inspiration, en prolongeant cette étape (et cet état) qui précède l’œuvre «formée». Au fil des jours et des couches s’est fabriquée une sorte de fresque palimpseste que Justin Laramée, artiste invité, s'est appropriée pour créer cette pièce de théâtre inédite.
Animaux

Animaux

Alexis Martin Fascination, crainte, affection, dégout, protection, exhibition, anthropomorphisme... Depuis des millénaires, notre relation à l’animal est pétrie d’ambiguïté. Comment rendre compte, sur un plateau de théâtre, de cette histoire commune? Peut-on, par exemple, mettre en scène un chien, un chat, un cochon? Diriger un furet? Animaux fait le pari d’orchestrer l’aléatoire en plaçant des animaux en situation de représentation. À travers ce choix osé, cette pièce soulève une question essentielle: qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ?
Unité modèle

Unité modèle

Guillaume Corbeil Le condo de ses rêves, dans le quartier de ses rêves. La vie telle qu’on se l’imagine dans ses fabulations. Un homme et une femme, deux représentants immobiliers, proposent ce décor parfait avec aisance et simplicité. Mais cette chorégraphie millimétrée, répétée des milliers de fois, est un jour perturbée par quelques anomalies... À travers ce jeu de miroirs sur l’embourgeoisement et l’authenticité, Guillaume Corbeil pose un regard juste et troublant sur le surendettement de la classe moyenne et notre rapport à l’image.
La fête sauvage

La fête sauvage

Véronique Côté - Steve Gagnon - Justin Laramée - Hugo Latulippe - Mathieu Gosselin - Francis Monty - Sarah Berthiaume - Joëlle Bond Que reste-t-il de sauvage en nous? De quoi sommes-nous fiers? Que fêter de nous? Dans La fête sauvage, Véronique Côté fait exploser une symphonie de textes et de chansons célébrant les notions de pays, de territoire et d’appartenance. Huit auteurs, comme autant de bombes poétiques pour célébrer l’avenir, défricher nos contrées immémoriales, interroger notre identité et cultiver de nouveaux langages.
Le dénominateur commun

Le dénominateur commun

Emmanuelle Jimenez - François Archambault Qui sommes-nous? D’où venons-nous? Où allons-nous? Pour tenter de trouver une réponse à ces questions, le metteur en scène Geoffrey Gaquère et les auteurs François Archambault et Emmanuelle Jimenez ont rencontré une psychologue, une théologienne, un généticien et un physicien des particules. Le dénominateur commun, pièce écrite à quatre mains, présente le résultat de ces rencontres entre artistes et scientifiques. Par des témoignages, des réflexions, des monologues, des choeurs ou des chants, les personnages de ce cabaret métaphysique cherchent à percer le mystère de la vie. Rien de moins. D’abord présentée dans le cadre du Jamais Lu en 2013, la pièce a par la suite été montée à La Licorne en janvier 2015.
J'ai perdu mon mari

J'ai perdu mon mari

Catherine Léger À la suite d’un pari qu’elle était certaine de gagner, Évelyne perd son mari aux mains de Mélissa, barmaid du bar le Capri, que certains estiment être la plus belle fille du monde. Tentera-t-elle de ravoir son mari? Voudra-t-elle même le ravoir? De cette nouvelle liberté étrangement acquise surgissent des réflexions sur différents sujets. Quelle est donc cette mince nuance entre délinquance et liberté? Comment s’incarne réellement la liberté, si mise de l’avant dans la publicité et les médias? De quelle manière la femme moderne peut-elle réellement profiter de cette autonomie? Derrière sa prémisse farfelue et les grands éclats de rire qu’il déclenche, ce texte aborde donc de manière originale certains des plus grands enjeux de l’hypermodernité.
S'appartenir(e)

S'appartenir(e)

Joséphine Bacon - Marjolaine Beauchamp - Véronique Côté - France Daigle - Rébecca Deraspe - Emmanuelle Jimenez - Catherine Léger - Anne-Marie Olivier Jouissif et décomplexé, «S'appartenir(e)» rassemble les paroles de huit auteures. On y parle de notre façon d'être moderne et préhistorique à la fois. De notre rapport à l'éducation. De cette foutue question du pays qui se pose encore bizarrement. De nos paradoxes si multiples. De l'Histoire. Celle qui s'écrit. Celle qui nous échappe parce que trop peu enseignée. Celle des peuples autochtones encore mal comprise. Celle qui nous définit. On y parle des nuances qui s'évaporent dans les brumes de l'inconscience collective. «S'appartenir(e)» est un cri de solidarité et de provocation, au féminin.
26 lettres

26 lettres

Olivier Choinière - Sarah Berthiaume - Fabien Cloutier - Anne-Marie Olivier - Michel Marc Bouchard - Dany Boudreault - Dominic Champagne - Guillaume Corbeil - Stéphane Crête - Sébastien David - Rébecca Deraspe - Philippe Ducros - Carole Fréchette - Jean-Claude Germain - Guillaume Girard - Jean-Michel Girouard - Christian Lapointe - Justin Laramée - Marie-Hélène Larose-Truchon - Annick Lefebvre - Catherine Léger - Jean-Frédéric Messier - David Paquet - Camille Roy - Larry Tremblay - Lise Vaillancourt Vingt-six auteurs. Vingt-six lettres. Vingt-six adresses publiques. Un abécédaire. Une refondation de la parole et du sens des mots. La langue, les mots, leurs sens ont le pouvoir de lier une communauté autour d’images, de référents, de débats. Ils ont aussi le dos large. Souvent—particulièrement en temps de crise sociale—, on les récupère, les mate, les asservit au profit d’un inconsistant verbiage ambiant, d’un dérapage sémantique politique, d’une enflure langagière médiatique. Vingt-six auteurs luttent contre cette perte de sens en montant sur scène pour lire publiquement des lettres destinées à sauver de la vacuité des mots qu’on leur a confiés. Les mots sont morts, vive les mots!
Faire l'amour

Faire l'amour

Anne-Marie Olivier Le sexe est intrinsèquement lié à la vie—après tout, chaque être humain résulte d'un acte sexuel, désiré ou non. Mais quel est le parcours sexuel de chacun? Pièce de théâtre documentaire basée sur des histoires véridiques, Faire l'amour parle de la force irrépressible du désir, des amours ratées, de la lumière qui jaillit de la rencontre d’âmes sœurs, de vies cristallisées dans la frustration. Un terrain de jeu exceptionnel, pour mourir de rire, se crisper de douleur et faire éclater la poésie.